Les bannis de la République

 

Pas assez de solutions d’accompagnement pour toutes les personnes handicapées en France et un exil forcé en Belgique qui devient la solution promue par les responsables, voici une image de la France loin des droits de l’Homme et des discours de citoyenneté. Aujourd’hui, les familles et leurs proches handicapés subissent des déracinements, sont culpabilisées, isolées, désocialisées … et tout le monde finit par s’y habituer. Handicapés par la vie et sur-handicapés par la société, ce n’est plus tolérable !

Les élus de la République peuvent agir, maintenant. Soutenez nos actions, découvrez notre Livre Noir du handicap en France, faites connaitre cette campagne et signez notre pétition.

 

(Communiqué de presse - 23 octobre 2015 )

Pourtant, Ségolène Neuville avait annoncé le 21 octobre "l’exil en Belgique, c’est fini". Une affirmation pleine d’espoir pour des milliers de familles si elle avait été consacrée par la Loi. Malgré les soutiens de nombreux députés, les demandes de l’Unapei n’ont pas été entendues : pas de nouveaux financements, pas de création de solutions nouvelles et en conséquence l’exil en Belgique qui continuera, les 15 millions supplémentaires promis par Ségolène Neuville correspondant au financement de 300 places sur un an !

Le motif invoqué par Marisol Tourraine est sidérant : les personnes « qui expriment le souhait d’être accueillies dans des structures belges pourront continuer d’être financées ». Marisol Tourraine semble ainsi considérer que des français handicapés préfèrent la Belgique à la France à l’instar de certains exilés fiscaux.

La réalité est toute autre. Ce « choix » n’est conduit que par l’absence de réponses à proximité de là où elles vivent. Ce que l’Unapei propose c’est justement de consacrer des moyens au développement des solutions adaptées afin que les familles n’aient plus à se tourner vers la Belgique. C’est ainsi que 6 500 personnes handicapées françaises ont été contraintes de s’exiler. 47 000 autres refusent encore d’accepter un tel bannissement et attendent que leur pays leur accorde une place. Christel Prado, Présidente de l’Unapei, s’insurge « Pour eux 2016 sera comme 2015 : de l’exclusion garantie et encore des drames. Ce n’est pas des discours que nous voulons, ce sont des actes ! Aujourd’hui, la réponse qui nous est faite n’est pas à la mesure de ce que nous vivons » Sans changement radical en 2016, les personnes handicapées resteront les bannis de la République. L’Unapei poursuit son action après de Sénateurs pour que la voix de toutes ces personnes soit enfin écoutée.